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Le système de santé selon le PSV

Le système de santé en Suisse est de bonne qualité, mais il souffre de son coût, notamment pour les plus démunis. Les primes d’assurance-maladie ne cessent d’augmenter et le budget des familles s’en ressent fortement. Les lobbys des caisses maladie imposent leur point de vue comme on peut le voir dans la réforme sur le managed-care au niveau fédéral, qui ne profite au final pas aux citoyens. Une bonne santé est tellement vitale pour tout être humain que cette question ne saurait rester conditionnée à des questions économiques.

Le PS défend une santé accessible et de qualité pour tou-te-s. En attendant une caisse-maladie publique fédérale, le canton doit s’engager au maximum pour réduire les frais pour les patients et gagner en efficacité dans l’organisation du système de santé. L’amélioration de la qualité des prestations va de pair avec de meilleures conditions d’exercice des professions de santé.

La droite à la botte des cliniques privées

BottesPar 67 voix contre 65, la droite a refusé d’entrer en matière sur la loi d’application des règles fédérales en matière de financement des hôpitaux et EMS (LPFES). Ce vote révèle une droite du Grand Conseil sous influences qui bafoue l’intérêt public et déshonore le travail parlementaire.

Le Parti socialiste, les Verts et A Gauche toute ! dénoncent le refus de l’entrée en matière à 67 voix contre 65 sur la loi sur la planification et le financement des établissements sanitaires. Les libéraux, les radicaux et l’UDC ont exprimé par ce vote leur volonté et pris la responsabilité de :
- charger de 70 millions les finances publiques, au profit des assureurs privés ; 
- remettre en cause un système mixte (hôpitaux publics, parapublic FHV et cliniques privées) qui a pourtant ramené le Canton à des coûts hospitaliers stationnaires inférieurs à la moyenne suisse ; 
- cautionné le débauchage par les cliniques privées de médecins, qui pourront ainsi gagner bien plus que le plafond étatique de 500’000.- ; 
- imposer l’idée que la santé était un marché dans lequel le privé a le droit de jouer avec d’autres règles que le secteur public qui, lui, doit soigner tous les patients (même infectés), 24h sur 24, dans tout le canton, et assurer la relève en terme de formation ; 
- pris le risque d’un détournement massif d’argent public dévolu aux investissements.

Lors du débat d’entrée en matière, aucun argument nouveau n’a été exprimé, qui pourrait expliquer pourquoi les députés de la commission thématique de la santé publique (CTSP) ont retourné leur veste, eux qui avaient : 
- voté le projet du Conseil d’État sans opposition ni rapport de minorité ; 
- étudié le dossier pendant 6 séances et reçu notamment les cliniques privées et le Centre patronal, sans retenir alors leurs arguments ; 
- même pas voté les amendements rédigés par le Centre patronal, qu’ils relayaient à la CTSP (ex. 27bis) ; 
- en particulier les membres radicaux, admis le bien-fondé de la réforme mais laissé un lobbyiste notable, non membre de la CTSP, O. Feller, énoncer la position de leur Groupe sur la base d’arguments balayés en commission….

Ce vote constitue un scandale ; il est extrêmement grave et inquiétant pour le canton, parce quil trahit une droite tétanisée par les échéances électorales de mars 2012, prête à brader sans raisons défendables la recherche de l’intérêt public et les processus de construction des consensus dans des sujets cruciaux : aujourd’hui la santé, demain l’école, la solidarité sociale ou le développement durable. Au nom d’intérêts particuliers, celui des actionnaires de cliniques privées avides de profits, la droite vaudoise a aujourd’hui décidé de sacrifier l’intérêt général. Les Vaudois-es sauront apprécier lors des prochaines échéances électorales.

Ce vote sous influence de ce jour repose une fois encore la question de l’indépendance des partis vis-àvis des lobbys. Au lendemain de l’Indépendance vaudoise, c’est un jour noir pour la démocratie dans notre canton.