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Caisse maladie unique: marre de se faire plumer!

140821_logos_unitaire_VDLe système actuel d’assurance-maladie a montré ses limites.

Alors que l’État maîtrise les coûts de la santé depuis plusieurs années sans toucher à la qualité et au catalogue des soins, les primes explosent ! Où est passé notre argent ? Aujourd’hui, 60 caisses proposent plus de 300’000 primes différentes. Cette multitude de caisses est un leurre : 90 % de la population vaudoise est assurée par 6 immenses groupes et, les prestations étant définies par la Loi, ne proposent rien de bien différent au niveau des soins. De plus, les frais administratifs sont répartis de manière opaque entre l’assurance de base et les complémentaires et les assureurs utilisent les données obtenues dans l’assurance de base pour l’assurance complémentaire pour refuser des personnes.

La caisse publique permet de mettre un frein à l’explosion des primes, en liant augmentation des coûts de la santé et augmentation des primes ! Elle intègre des représentant-e-s des assuré-e-s, des prestataires de soins et des pouvoirs publics dans le système d’assurance et crée une transparence complète sur les coûts et les primes. L’accent est enfin mis sur les soins et les patients et non sur les profits. En fait, les caisses se font concurrence sur le dos des personnes âgées et/ou souffrant de maladies chroniques, qui sont harcelés et « mobbées » par les caisses pour les faire partir, violant l’interdiction de sélectionner les assuré-e-s en fonction de leur risque de tomber malade.

La caisse publique met un terme à la sélection des risques, pour mettre en place une véritable politique de santé publique 1ui met l’accent sur la prévention.

Au niveau des coûts, les réserves des caisses-maladie privées sont trop élevées de 3-4 milliards et leur impact sur les primes n’est pas transparent. Par exemple, les réserves de certains cantons ont servi à ne pas faire augmenter les primes d’autres cantons, par hasard ceux qui peuvent permettre de faire échouer une initiative fédérale ! De plus, avec les réserves, les caisses font de la spéculation financière qui ne profite pas aux assuré-e-s! Un exemple : avec cet argent, une caisse maladie achète des actions ; si l’action fait des bénéfices, ils sont ensuite reversés à la part privée de l’assurance par un bricolage financier !

La caisse publique met un terme à ce système inique : la création d’un fonds national de réserves est la solution la plus judicieuse et la plus efficiente. Le système actuel génère également des dépenses superflues: entre 300 à 400 millions de francs par an en publicité, marketing et changements de caisse. Et cela sans compter les salaires des patrons et les jetons de présence des membres des conseils d’administration, qui en chœur luttent contre la caisse publique.

La caisse publique met fin aux dépenses inutiles. Pour terminer, de 1996 à 2012, la population vaudoise a payé plus de 603 millions de francs de primes en trop. Près de 1’000 francs par assuré-e qui ont grossi les réserves des caisses-maladie. Le lobby des assureurs a fait trainer ce dossier et seuls 800 millions seront rendus aux assuré-e-s sur plus de 1,7 milliards payés en trop ! Un vrai scandale ! La caisse publique met fin à ce type de manipulation!

Un pays fort, mais avec des salaires justes

12587619795_44c728e796_hDes salaires minimums légaux sont nécessaires…

… parce qu’en Suisse, les salaires sont mal protégés contre la sous-enchère salariale

Dans de nombreuses branches, les salaires minimums se sont imposés depuis longtemps en Suisse, comme dans la construction ou l’hôtellerie-restauration, grâce aux conventions collectives de travail (CCT). Ils protègent les salarié(e)s contre la sous-enchère. Mais la majorité des personnes actives en Suisse ne bénéficient pas d’une telle protection, car leurs patrons refusent de conclure des CCT qui prévoient des salaires minimums. C’est ainsi que plus de la moitié des salarié(e)s travaillent dans une branche sans salaires minimums prévus par une CCT. La pression sur les salaires est donc très répandue. 10 % environ des travailleurs et travailleuses touchent moins de 12 x 4 000 francs par mois (plein temps) dans notre pays et nombre d’entre eux sont titulaires d’un certificat fédéral de capacité (CFC, apprentissage). Selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique, près de 150 000 personnes ayant un CFC sont dans cette situation.

 

…parce que les salaires très bas sont inacceptables

Toute personne occupée à plein temps en Suisse doit pouvoir vivre décemment de son salaire. Or, dans une Suisse chère, beaucoup de personnes ne parviennent guère, voire pas du tout à joindre les deux bouts parce qu’elles touchent un salaire bas ou très bas. La situation de ceux qui ont des enfants est particulièrement difficile. Il suffit d’une dépense imprévue, comme une facture de dentiste, pour que leur situation financière s’en trouve totalement bouleversée. Chez nous, un(e) salarié(e) sur cinq n’est pas en mesure de faire rapidement face à une dépense imprévue.

Votations du 4 septembre: OUI à la LEO

Aujourd’hui, un tiers des élèves vaudois n’a plus la garantie de trouver un débouché en fin de scolarité en raison d’un titre insuffisamment reconnu sur le marché du travail.

Le découpage actuel en trois filières est stigmatisant et à bout de souffle. Le PS soutient le progrès indéniable que constitue la nouvelle loi sur l’enseignement obligatoire (LEO) parce qu’elle garantit une école plus juste, plus adaptée et plus claire.

Pour le PS, sont à saluer en tout premier lieu :
  •  le passage de trois à deux voies pour le secondaire I,
  • une meilleure perméabilité entre les voies,
  • l’introduction de niveaux dans les branches principales en voie générale,
  • une priorité sur l’enseignement du français et des mathématiques grâce notamment à leur renforcement dans la grille horaire,
  • des appuis sous la forme d’un enseignement renforcé doté de moyens adéquats pour les élèves en difficulté,
  • des droits et devoirs des élèves, des parents et des enseignants précisés.

 

Le 4 septembre, le PS appelle à voter :
NON à Ecole 2010

OUI à la LEO
Question subsidiaire : contre-projet